Bilbao. A quelques kilomètres des Pyrénées françaises, en plein pays basque, une ville bouillonnante et riche d’une culture sans pareil fait face aux montagnes et domine tout le nord de l’Espagne. Bilbao, ou Bilbo comme on l’appelait jadis. Cette ville, je l’ai découverte il y a peu.
Amoureuse de l’art en règle générale, je n’ai pas été déçue car cette cité est le symbole même entre modernisme, avant-garde artistique et urbaine, exotisme et authenticité. Avec un tel carrefour d’influences, comment ne pas se laisser entraîner par le tourbillon dont l’épicentre est assurément le musée Guggenheim, en bordure de la rivière Nervion ?
J’ai tout de suite adhéré à la ville de Bilbao qui parvient facilement à faire cohabiter ses quartiers modernes et ses structures futuristes sorties d’un imaginaire toujours en quête de nouvelles idées sans en oublier pour cela son héritage historique. Par exemple, j’ai pu voir dans certains endroits comme le cœur médiéval de la ville de bien belles choses avec les ruelles typiques et les quartiers résidentiels qui regorgent de places et de villas du XIXe siècle.
J’ai aussi découvert que Bilbao est une ancienne cité industrielle maritime qui s’est reconvertie – plutôt avec brio – dans la gastronomie avec un nombre affolant de restaurants étoilés où l’on sert avec créativité et audace les meilleures morues et les tapas basques appelée « pintxos ». Je me régale de ces dernières.
Je comprends maintenant, après y avoir séjourné quelques jours, que Bilbao séduise, tout du moins ne laisse pas indifférente : entourée de ses montagnes et de ses plages, la ville attire nombre de touristes et de locaux pour son cadre de vie et son dynamisme culturel. Une facette de l’Espagne qui me convient tout à fait.
L’aéroport de Bilbao se situe à 12 km du centre-ville et une liaison avec l’autocar Bizkaibus effectue la liaison. De cet aéroport sont desservies les plus grandes viles du pays et les principales destinations européennes. Pour se rendre dans cette incroyable, je vous propose plusieurs moyens : d’abord, la province de Biscaye dans laquelle Bilbao se trouve est desservie par un excellent réseau autoroutier et de voies rapides, sûrement l’un des réseaux les plus sûrs et figurant dans le palmarès du pays et comme cette ville se trouve être l’un des centre névralgiques des communications entre le nord et la péninsule ibérique et le reste du pays, il est normal qu’elle soit très bien desservie et accessible par tous.
C’est avec l’autoroute AP-8 qu’il et plus facile d’accéder à Bilbao en passant par San Sebastian et Irun, puis en descendant dans la vallée de l’Ebre. A partir delà, il est même possible de rejoindre la côte méditerranéenne avec l’AP-7. En second point, je dirais que la ville dispose d’une gare routière située en plein-cœur et qui est le départ de nombreuses compagnies qui assurent chaque jour des trajets aussi bien régionaux que nationaux voire internationaux.
Enfin, pour ceux qui préfèrent la mer comme moi, la gare maritime du port de Satnurzi est le point de départ de nombreux ferries à destination de Porthsmouth en Angleterre, lesquels font des escales françaises bien entendu. Le service par bateau est assuré 2 fois par semaine dans les deux sens et permet d’embarquer avec soi son véhicule pour une plus grande autonomie sur place.
Enfin, dernier moyen de locomotion pour rejoindre Bilbao, c’est le train : la gare de Bilbao-Abando accueille des trains de longue distance de la Renfe (la SNCF espagnole) avec une liaison quotidienne pour Madrid et Barcelone et d’autres trains desservant la Galice, la Castille-Leon, la Rioja et l’Aragon.
Mais quand on se concentre davantage sur les deux moyens les plus utilisés que sont l’avion et le bateau, voilà ce que je peux dire en résumé : l’avion coûte entre 200 et 350 euros selon la compagnie aérienne, les prix affichés correspondent à des recherches de vol vers Bilbao effectuées récemment par des clients mais ces prix peuvent être modifiés selon la disponibilité des places, selon les taxes et d’autres suppléments et aussi selon le délai entre le temps de réservation et le temps de départ.
Il ne faut pas hésiter à effectuer des comparatifs sur Internet via des comparateurs de tarifs qui fourniront, selon les exigences et les besoins de chacun, les meilleurs tarifs en ligne. Pour ceux qui préfèrent le bateau, deux ferries partent du port de St Nazaire avec prix oscillant entre 193 euros (voiture + 2 A/R) jusqu’à 320 euros (voiture + 4 A/R).
Le parking au port de Bilbao est un parking de longue durée mais aussi un parking de courte durée, des emplacements pour personnes handicapées sont évidement disponibles.
Entre tradition et futurisme
Mais une fois arrivé à Bilbao, que faire ? Que voir ? Quelles sont les visites essentielles dans cette cité cosmopolite et dynamique ? Je vous conseille d’abord de vous munir du Bilbao Card qui est un pass permettant d’utiliser les transports en commun à tarif réduit mais aussi à obtenir des réductions dans les musées, les restaurants, les commerces et autres services de la ville.
J’ai trouvé la mienne à l’office de tourisme mais je sais qu’il y en a aussi à l’aéroport. Pour un tarif de 6 euros valable une journée, 10 euros pour 2 jours et 12 euros pour 3 jours, je peux vous conformer qu’il est rapidement rentabilisé.
Je vous présente mon petit itinéraire qui semble bien englober tout ce qu’il faut à Bilbao : d’abord, effectuer une petite promenade dans le quartier Abandoibarra, un quartier culturel : sur la rive gauche de Nervion, ce tout nouveau quartier à l’architecture innovante fait la différence avec les autres, c’est évidemment à cet endroit que vous allez découvrir le fameux musée Guggenheim et le palais des congrès Euskaduna, ces deux « monuments » reflètent à eux seuls le dynamisme de Bilbao.
Ensuite, je conseillerais le quartier historique de Casco Viejo Medieval, surnommé le quartier aux 7 rues qui correspond à la vieille ville. J’ai pu notamment y découvrir la cathédrale Santiago, le marché de la Ribera, le théâtre Arriaga mais le quartier vaut notamment le coup d’œil quand la nuit commence à tomber : en effet, il s’anime fortement alors que les habitants viennent aire la tournée des tavernes médiévales en picorant des tapas et en buvant des chiquitos (petits verres).
Autour de celle zone s’étend un quartier résidentiel autour de la Plaza Nueva où se côtoient sans vergogne des immeubles du XIXe siècle et des villas en bordure de la Ria. Un contraste saisissant et charmant à la fois qui a su m’émouvoir. Enfin, pour les aficionados du shopping comme moi, je ne saurais que trop conseiller le quartier El Ensanche et Indautxu : à part les grandes boutiques, les tailleurs et les magasins d’antiquité, l’Ensanche est le quartier des grands magasins avec son artère centrale Gran Via qui circonscrit les meilleures enseignes de la ville.
Pour le luxe, Indautxu est idéal avec sa haute joaillerie, des boutiques de costumes sur mesure, ses vêtements de haute-couture. D’autres lieux sont à découvrir comme le marché de la Ribeira qui date de la moitié du XXe siècle, la cathédrale Saint-Jacques qui est la plus ancienne de la ville. Bilbao est riche de par son patrimoine, de par sa culture, de par son goût pour l’innovation et l’avant-gardisme. Autant de raisons pour se laisser embarquer dans un autre monde !